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LES GARCONS LES FILLES (2000) de Paul Fournel

 

Trois couples, une femme seule. Il s’agit d’une pièce sur l’amour, pas l’amour toujours, mais l’amour d’aujourd’hui, l’amour entre les nouvelles filles et les nouveaux garçons. Il s’agit d’une pièce sur le couple, sur ses manières de fonctionner, sur son poids spécifique, sa normalité, son étrangeté. Il s’agit d’une pièce sur le désir qui vient et qui passe, qui dure et se transforme. Il s’agit d’une pièce sur la curiosité et sur l’échange. Il s’agit d’une pièce originale et quotidienne sur l’intensité d’aimer.

 

"Céleste souffre de symboliser pour les autres, l’image du couple stable et parfait, réalisé avec Charles depuis…

Charles souffre de vieillir et de ne plus séduire. Il ne court plus que sur des tapis virtuels et voyage dans sa tête avec des cartes routières.

Adèle souffre de jalousie. Sa rencontre, pour elle, inattendue avec Robert a des allures de véritable conte de fée.

Robert souffre d’être faible. A pris la première photo qu’une agence matrimoniale lui proposait : c’était Adèle.

Norbert souffre d’inexpérience, pour combler ses lacunes, il conçoit  des théories : divorcer avant de se marier.

Adeline souffre d’une peur de l’engagement : se protège de l’amour en collectionnant les hommes ; donne des numéros à ses amants.

Isabelle souffre de devoir se contenter de sexe ; cherche l’amour ; cherche un homme rien qu’à elle."

Paul Fournel

 

« Il s’agit d’une partition ludique élaborée à l’intention d’un metteur en scène qui travaille sur les silences et sur les corps, sur un théâtre du geste autant que de la parole. Dès lors, cette forme d’écriture ne revêt toute sa dimension que dans l’action et a été conçue comme telle : le texte se dit et se vit dans l’effort physique accompli par les personnages. De manière simultanée et selon une musicalité très précise, mouvements et voix se compénètrent, se font écho sur le plateau en s’ignorant, se répondent sans même le savoir. Les corps épousent les machines, cependant que le propos se fait léger, très aérien. De scène en scène, le décalage ira en s’accentuant. L’action se déroule dans une salle de gymnastique. Une salle de sport peuplée d’objets insolites, métalliques et froids, destinés à prouver la résistance des corps humains en action. Verticalité, horizontalité, transversalité : nous jouerons évidemment sur ces plans-là, à partir des machines ou d’appareils conçus en vue de magnifier les corps, de les donner à voir dans la lumière, ces corps-objets, à la recherche d’un je qu’ils ne trouvent pas. L’humour et la poésie, bien sûr, ont une place prépondérante. »

Stéphane Müh